Laurent Batumona : « L’Union Sacrée est une armée politique pour le chef de l’État » (Interview)

A la suite du congrès extraordinaire de l’Union Sacrée organisé récemment à Kinshasa, Laurent Batumona, un des ténors de la plateforme présidentielle, explique l’importace de ce mouvement politique par rapport au mandat du chef de l’État Félix Tshisekedi.

Dans un entretient à NOUVEAUMEDIA.CD, le président de la plate-forme PEP/AAAP du Haut Représentant du chef de l’État Tony Kanku Shiku, déclare que « l’Union Sacrée de la Nation est une armée politique ».

Autorité morale du parti Mouvement de Solidarité pour le Changement (MSC), Laurent Batumona, parmi les fidèles à Félix Tshisekedi, explique son approche.

« (…) Cela veut dire ce sont des vaillants qui ont été choisi par le chef de l’État pour pouvoir réfléchir sur la politique, l’économie, les infrastructures, le social…toute la matière qui peut être débattue au sein de l’Union sacrée pour donner au gouvernement et aux autres institutions du pays de la matière pour l’applicabilité, non seulement de la vision du chef de l’État, mais soutenir les actions qu’il entreprend depuis son avènement à la tête du pays », fait-il savoir.

Pourquoi avoir choisi l’ « armée politique » et pas un autre concept ? A cette question, Laurent Batumona martèle qu’ « à chaque contexte, il y a des mots appropriés qu’il faut énoncer ».

« (…) Lors du début de la guerre, j’ai parlé de « armement patriotique ». C’était pour inciter la jeunesse à rejoindre le drapeau. Et la suite on connaît qu’ils sont nombreux dans plusieurs camps de formations. Tel que j’ai vu ce matin à Mura à Lubumbashi où 3.000 jeunes ont fini la formation », rappelle Laurent Batumona.

D’après lui, « les objectifs du congrès extraordinaire de l’USN ont été atteints par le fait qu’il n’y avait qu’un seul point : l’adoption de la Charte et le règlement intérieur ».

Laurent Batumona explique que « les innovations importantes ont été apportées à la Charte ». Il s’agit du passage de six membres du présidium à 40 membres.

« Un détail important évoqué est celui de savoir que les 40 membres ont été le choix du Président de la République. Aussi, la Charte a été évaluée au départ de la création de l’USN jusqu’à ce jour », déclare t-il.

« Nous avons obtenu une hiérarchie des organes de l’USN. Il y a d’abord le Congrès comme organe suprême, ensuite l’organe politique qui est le président, suivi de 40 membres du présidium, de la conférence des chefs de Partis politiques, regroupements et associations et, enfin, l’organe secrétariat permanent. Ce sont là les organes de l’USN avalisés par tous les sociétaires », soutient Laurent Batumona.

Rachidi MABANDU

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