Le Forum des rédacteurs africains (TAEF) appelle les acteurs des médias africains et les organisations internationales de défense des droits humains à se mobiliser pour défendre le journaliste tunisien, Zied El Heni, qui est en détention depuis son arrestation par les autorités tunisiennes.
D’après un communiqué de cette organisation regroupant les rédacteurs en chef et les dirigeants de médias en Afrique, le parquet du tribunal de première instance de Tunis a autorisé la brigade de lutte contre la cybercriminalité d’El Aouina à placer El Heni en garde à vue le vendredi 24 avril. Cette mesure fait suite à une convocation qu’il a reçue concernant une publication partagée sur son compte Facebook officiel.
« Zied est reconnu de longue date pour son engagement en faveur du débat public et de la liberté de la presse. Sa détention pour avoir simplement exprimé son opinion sur les réseaux sociaux constitue une escalade inquiétante dans l’utilisation de la législation sur la cybercriminalité pour faire taire les voix journalistiques », souligne le document.
Face à cette situation qui restreint la liberté d’expression, le TAEF estime que « exprimer une opinion sur les plateformes sociales est un droit fondamental, et non un acte criminel ». Pour cette organisation africaine des médias, « le déploiement de la Brigade centrale de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et la communication contre un journaliste pour une publication sur les réseaux sociaux crée un dangereux précédent pour la liberté de la presse dans la région ».
C’est dans cette optique qu’elle lance un appel à l’unité : « Le TAEF appelle tous les acteurs du paysage médiatique africain et les organisations internationales de défense des droits humains à se mobiliser pour défendre Zied El Heni ».
Elle demande la libération immédiate du journaliste : « TAEF exhorte les autorités tunisiennes à respecter les principes de la liberté d’expression et les protections accordées aux journalistes. Elles doivent libérer Zied sans délai » et plaide pour la protection des femmes et des hommes des médias à travers le continent.
Aux dernières nouvelles, nous apprenons que depuis la prison de Mornaguia, le journaliste Zied El Heni annonce qu’il entame une grève de la faim.
Tout en dénonçant ce qu’il considère comme « une détention arbitraire contraire aux procédures légales », Zied El Heni « réaffirme son attachement à son droit à un procès équitable conformément au cadre juridique en vigueur, appelant au respect de la liberté de la presse et à la garantie des droits des journalistes ».
Dina BUHAKE











