Constant Mutamba est condamné à 3 ans des travaux forcés. La sentence est tombée ce mardi 2 septembre.
Selon la Cour de cassation, Constant Mutamba a agi dans l’intention d’enrichir illicitement la société Zion Construction, tout en faisant preuve d’une volonté délibérée de détourner des fonds et en recourant à des procédures non conformes.
Le verdict du procès de Constant Mutamba, ancien ministre d’État de la Justice accusé de détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani, a eu lieu sous tension.
En attente de la décision judiciaire, la capitale congolaise a été plongée dans une atmosphère électrique, entre indignation citoyenne, mobilisation politique et interrogations sur l’impartialité de la justice.
Dès les premières heures du procès, les alentours de la Cour de cassation ont été quadrillés par les forces de l’ordre. Des dispositifs sécuritaires ont été mis en place pour limiter les attroupements, invoquant la capacité restreinte de la salle d’audience Marcel Lihau, qui peut accueillir moins de 200 personnes.
Ce climat de tension reflète l’intérêt national que suscite cette affaire, perçue par certains comme un test pour l’indépendance de la justice congolaise.
Une population divisée,dans les rues de Kinshasa, les débats vont bon train. Tandis qu’une frange de la population exige un procès équitable et impartial, d’autres y voient un procès politique destiné à briser la carrière d’un opposant influent.
Les partisans de Constant Mutamba, visiblement mobilisés dans plusieurs quartiers, affichent leur soutien et se disent prêts à réagir à toute éventualité. De leur côté, d’autres citoyens appellent à laisser la justice suivre son cours.
Un verdict très attendu, alors que le procureur général a requis une peine de 10 ans de travaux forcés à l’encontre de Constant Mutamba, assortie de plusieurs sanctions , dont: interdiction de vote et d’éligibilité pendant 10 ans, privation du droit à la libération conditionnelle et interdiction d’accéder à toute fonction publique.
Mutamba, quant à lui, continue de clamer son innocence, dénonçant un complot politique se vantant avoir rendu de bons et loyaux services au pays durant son passage au ministère de la Justice.
Un tournant pour la justice congolaise
alors que le procès suit son cours, Kinshasa observe, dans l’attente d’un verdict qui pourrait devenir un tournant décisif dans la lutte contre la corruption. Pour beaucoup, ce procès est un test majeur pour la justice congolaise, appelée à faire preuve d’indépendance et d’équité.
César Ipoka











