D’aucuns restent dubitatifs quant à la possibilité d’organiser un référendum sans les Kivu dont une partie est sous occupée par les rebelles de l’AFC/M23. Mais Jean-Pierre Lisanga Bonganga n’est pas de cet avis.
Le coordonateur du Regroupement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a démontré, noir sur blanc, comment cela est possible.
Au cours d’une conférence de presse hebdomadaire de son mouvement politique, il s’est montré convaincant face à la démarche proposée par le chef de l’État Félix Tshisekedi dans l’optique de permettre au souverain primaire à se prononcer sur le changement ou non de la constitution.
« Référendum sans le Kivu, c’est possible », a-t-il argumenté. Et d’expliquer : « Vous vous souviendrez qu’en 1964, lorsqu’il y a eu le référendum sur la constitution, presque tout l’Est était occupé. Cela n’a pas empêché que nous puissions avoir le référendum », a rappelé Jean-Pierre Lisanga Bonganga.
Occasion pour cette ministre d’État honoraire d’expliquer à l’opinion la différence qui existe entre référendum et élection sur le plan organisationnel.
« (…) Quand nous parlons du référendum, il y a une proposition : le oui ou le non. Tandis que lorsqu’il s’agit des élections, il y a des candidats dans chaque circonscription, comme à Lukunga. Le dépouillement devient alors plus complexe », a-t-il mentionné.
Et de poursuivre : « Pour le référendum, c’est plus facile : on classe les bulletins du “oui”, ceux du « non », puis on procède au dépouillement. Ce n’est pas comme avec les candidats qui posent davantage de problèmes. Voilà le premier élément ».
Le RCET-CPS et Jean-Pierre Lisanga s’inscrivent dans le camp de ceux qui soutiennent mordicus le changement de la constitution devant permettre à Félix Tshisekedi de poursuivre sa mission à la magistrature suprême.
Ruth BOLANGA











