Est : des milliers de civils bloqués entre les positions FARDC-M23 à Katongota

La situation sécuritaire devient préoccupante dans la plaine de la Ruzizi, au Sud-Kivu, où plusieurs centaines de voyageurs restent bloqués depuis plusieurs jours à Katongota, dans la zone communément appelée « 100 mètres », près de Luvungi.

Selon des témoignages recueillis sur place, des camions, des bus de transport en commun, des commerçants, des étudiants, des femmes enceintes, des malades ainsi que plusieurs familles entières sont coincés entre les positions des Forces armées de la RDC (FARDC) et celles des rebelles du M23.

La crise aurait débuté après la fermeture de la route par les FARDC le 14 mai 2026. Le lendemain, les combattants du M23 auraient également fermé le passage au niveau du pont de Kamanyola, compliquant davantage les déplacements dans cette partie stratégique reliant Bukavu, Uvira et la plaine de la Ruzizi.

Depuis, plusieurs axes de déviation, notamment vers Lubarika, auraient aussi été fermés. Les voyageurs se retrouvent ainsi sans possibilité de poursuivre leur route vers Uvira ni de retourner vers Kamanyola et Bukavu.

Sur place, les conditions de vie deviennent extrêmement difficiles. Des sources locales rapportent un manque d’eau, de nourriture et d’abris. La zone ne dispose ni d’hôtels, ni de restaurants, ni de boutiques capables de répondre aux besoins des personnes bloquées. Sous une forte chaleur, plusieurs passagers passent les nuits à même le sol, dans l’attente d’une solution sécuritaire.

Certains voyageurs estiment que la fermeture totale de la route aggrave davantage les souffrances de la population civile.

« Il vaut mieux payer les barrières que de voir la route complètement fermée », confient plusieurs personnes bloquées sur place.

Face à cette situation, un mouvement citoyen appelle les autorités congolaises et les acteurs impliqués dans le conflit à privilégier des mesures sécuritaires tenant également compte des conséquences humanitaires et sociales sur les populations civiles.

Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a encore annoncé la réouverture de cet axe routier stratégique.

Moïse Excel, depuis Goma

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.