À la veille de la Conférence internationale sur la paix et la sécurité dans la région des Grands lacs, la France a appelé à un accord rapide sur la réouverture de l’aéroport international de Goma, actuellement sous le contrôle du mouvement AFC-M23.
Fermé depuis janvier 2025 en raison de l’escalade du conflit dans l’est de la RDC, cet aéroport constitue un point d’entrée stratégique pour l’acheminement de l’aide humanitaire destinée aux populations déplacées du Nord-Kivu.
Selon le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France, la situation actuelle « empêche les organisations humanitaires d’accéder à des centaines de milliers de civils piégés dans les zones de conflit ».
Paris, en coordination avec le Togo, coorganisateur de la conférence, plaide pour une feuille de route claire afin de lever les obstacles logistiques et sécuritaires.
« La réouverture de l’aéroport de Goma est un impératif humanitaire. Il ne peut y avoir de paix durable sans libre accès à l’aide », a déclaré Jean-Noël Barrot
Les discussions devraient s’intensifier en marge du sommet, où sont attendus plusieurs chefs d’État africains, dont Félix Tshisekedi, ainsi que des représentants de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Nations unies.
Pour les observateurs, cette initiative s’inscrit dans la volonté de Paris de renforcer son rôle diplomatique dans la région des Grands Lacs, tout en soutenant les efforts de médiation régionale en cours.
Reste à savoir si l’AFC-M23 acceptera d’ouvrir cet axe vital sans garanties politiques de la part de Kinshasa.
La Conférence de Paris s’annonce donc cruciale pour la relance des discussions sur l’accès humanitaire et la désescalade dans l’est de la RDC.
Moïse Excel, Goma












Une réponse
Cet accéssibilité ne sera ll pas un piégé pour que la France puisse continuer à renforcer de sa part de milice pour nous battre ?