RDC : les activités normatives caractérisées par une législation lacunaire, selon l’APROMEN

A l’occasion de la commémoration de la journée mondiale de la Normalisation célèbrée le 14 octobre, l’Association pour la Promotion de la Métrologie et la Normalisation (APROMEN), par la bouche de son président, Bertin Ntumba Bululu, dresse un tableau peu reluisant de l’activité normative en RDC.

Selon cette Asbl,  »les activités de normalisation sont caractérisées par une législation lacunaire au regard des principes qui les régissent ».

Pour 2025, le thème de cette journée est « Une vision commune pour un monde meilleur. Les Normes pour les Objectifs de Développement Durable (ODD) ».

Ce thème 2025 reflète l’engagement des dirigeants des principaux organismes internationaux à atténuer les inégalités sociales, à promouvoir une économie durable et à lutter contre les effets du changement climatique. En ce sens, les normes se présentent comme des outils indispensables pour atteindre ces objectifs globaux.

Cette journée constitue un moment crucial pour les dirigeants des plus grands organismes internationaux de
sensibiliser sur l’importance des activités de normalisation à l’échelle mondiale.

Elle met l’accent sur le rôle essentiel que joue la normalisation dans l’amélioration des conditions de vie des populations et dans la réponse aux besoins divers des parties prenantes.

Cependant, selon l’APROMEN, RDC, la situation est catastrophique. Elle fait savoir que la normalisation y est entravée par une législation lacunaire et une pratique insuffisante pour répondre aux besoins de la population.

Malgré l’adoption en 2014 d’une Proposition de Loi sur la Métrologie et la Normalisation au Sénat, celle-ci reste en suspens à l’Assemblée Nationale. Ce retard a des conséquences néfastes sur l’économie nationale, notamment en matière de qualité des infrastructures, d’implication dans les normes régionales et internationales, et de compétitivité des produits locaux.

Face à cette réalité, l’APROMEN, conformément à sa mission mène plusieurs actions pour remédier à la situation. Parmi celles-ci, on note des campagnes de sensibilisation pour promouvoir l’urgence de créer un Système Normatif National, le plaidoyer pour la promulgation de la loi sur la Normalisation, ainsi que des formations sur les fondamentaux de la normalisation et de la métrologie.

De plus, l’accent est mis sur l’inclusion des femmes et des jeunes dans les initiatives de normalisation.

Pour que la normalisation remplisse son rôle d’outil d’intégration et de développement durable en RDC, l’APROMEN estime qu’ il est crucial de maximiser son potentiel au service des politiques publiques et à l’avantage de toute la population congolaise.

Objectif : favoriser la cohésion nationale et le développement durable.

Pour l’APROMEN, des réformes dans ce domaine sont indispensables pour soutenir les efforts du gouvernement, améliorer la qualité des infrastructures, garantir les intérêts nationaux dans les instances internationales et favoriser la compétitivité des produits locaux.

Il est essentiel que les autorités congolaises s’engagent à mettre en œuvre les recommandations du Cadre interinstitutionnel du 1er juillet 2011, qui prônent la priorité de la loi sur la normalisation et la métrologie. La création d’un cadre adéquat pour coordonner les initiatives de normalisation à tous les niveaux est également cruciale pour relever efficacement les défis en cours.

En un mot comme en mille, la journée mondiale de la Normalisation est non seulement une occasion de célébrer les avancées dans ce domaine, mais également un rappel de l’importance d’agir pour bâtir un avenir meilleur, en particulier pour la RDC, où la normalisation peut être un levier de développement économique et social.

Dina BUHAKE

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