En marge du 2è Sommet africain sur le climat, qui se tient à Addis-Abeba, la ministre de l’Environnement de la RDC, Marie Nyange Ndambo, a eu une rencontre, le 7 septembre 2025, avec Patricia Willocq et Guillaume Kalonji de Stop Ecocide International.
Ce dialogue illustre l’engagement fort de la RDC en faveur de la justice climatique et environnementale.
Lors de cette audience, la ministre Nyange a souligné l’urgence d’une reconnaissance officielle de l’écocide.
« La reconnaissance de l’écocide est essentielle ! La survie humaine dépend directement de la santé des écosystèmes. Or, ils sont sous une immense pression – changement climatique, déforestation, pollution, conflits. Détruire ces écosystèmes, c’est menacer directement la vie humaine », a plaidé Pr Marie Nyange.
La RDC, qui abrite 62 % des forêts du bassin du Congo et protège plus de la moitié de l’eau douce d’Afrique, joue un rôle clé dans la préservation de la biodiversité mondiale. La ministre a insisté sur la nécessité de transformer le statut du pays en « pays-solution », en promouvant des actions concrètes pour protéger sa riche biodiversité et renforcer la justice environnementale à l’échelle globale.
Dans ce contexte, la RDC s’engage à promouvoir l’inclusion de l’écocide comme cinquième crime international dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
Ce processus diplomatique impliquera également des institutions telles que l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) et l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement (UNEA).
La reconnaissance de l’écocide vise à rendre responsables les organisations et individus, qu’ils soient du secteur public ou privé, qui causent des destructions massives d’écosystèmes et mettent en péril des communautés entières.
Cette dynamique initiée par la RDC place le continent africain à l’avant-garde de la justice climatique et environnementale mondiale, face aux défis environnementaux croissants.
Ainsi, la rencontre entre la ministre Marie Nyange Ndambo et les représentants de Stop Ecocide International marque une étape cruciale dans la lutte pour la protection des écosystèmes et la promotion d’une justice environnementale équitable, soutenant l’idée que protéger notre planète est indispensable pour assurer la survie des générations futures.
Dina BUHAKE











