La situation des journalistes dans la région du Kasaï-Central suscite de vives inquiétudes.
En effet, lors d’une assemblée générale ordinaire tenue ce samedi 18 janvier, à la salle du congrès de l’Assemblée provinciale, le ministre provincial en charge de la communication et des médias, Pierrot Mutela, a souligné que le paysage médiatique au Kasaï-Central est en pleine turbulence.
Plus que jamais, il semble possible pour n’importe qui de se déclarer journaliste, mettant à mal l’éthique et la déontologie qui devraient encadrer cette noble profession.
Fabrice Mbumba, coordonnateur du Collectif des journalistes Engagés pour l’émergence de la presse, a exprimé ses préoccupations quant à l’évaluation de la profession.
« Notre métier, jadis respecté, a perdu de sa signification. Aujourd’hui, les chaînes de radio et autres médias surgissent sans discernement, transformant notre corporation en un simple refuge pour les chômeurs », a-t-il déclaré.
Cette situation soulève des questions sur le manque de solidarité et de respect mutuel, accentués par l’infiltration de la politique dans le domaine journalistique.
Pour Adelly Kabasubabu, président de l’UNPC (Union Nationale de la Presse du Congo) section Kasaï Central, un retour à l’essentiel s’impose.
« Conformez-vous, c’est votre profession ! Bien que l’enthousiasme soit louable, il faut bien assumer ses responsabilités », a ajouté Adelly Kabasubabu.
Le ministre de la communication, a également insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue face à la prolifération des fausses nouvelles.
« Les informations erronées sont une source de nombreux maux dans notre société et constituent un défi commun à relever », a-t-il averti.
Ce rendez-vous a permis de faire un état des lieux de la profession, mais il reste beaucoup à faire pour restaurer la réputation et l’intégrité du journalisme au Kasaï-Central.
D. Ng à Kananga ✍️











