A Minova, dans la territoire de Kahele, au Sud-Kivu, la frustration grandit face à la gestion de la crise humanitaire et sanitaire. La dénonciation du silence du Médecin Chef de Zone (MCZ) qui s’inscrit dans un contexte critique d’effondrement paralysie les services de santé de base.
Des sources locales précisent que les acteurs locaux accusent de répondre difficilement aux sollicitations des journalistes lorsqu’il s’agit de questions liées à la situation sanitaire de la zone.
Selon une autre source ayant requis l’anonymat, la zone de santé de Minova fait face à une asphyxie financière et logistique majeure. Cette attitude prive la population d’informations importantes sur plusieurs questions de santé publique.
« Face à une question qui demande son intervention, le médecin chef de zone reste toujours occupé. Il peut même faire attendre les journalistes avant de partir sans leur accorder de temps », affirme cette source.
D’autres témoignages indiquent que certaines radios locales auraient également rencontré des difficultés à obtenir des réactions du responsable de la zone de santé sur des sujets concernant directement la population.
Ces critiques interviennent alors que plusieurs défis sanitaires sont rapportés dans la zone de santé de Minova, notamment la présence de maladies telles que le paludisme, le choléra et la fièvre typhoïde, ainsi que des difficultés d’approvisionnement en médicaments dans certaines structures sanitaires.
Une autre source évoque également la situation des populations déplacées venues des hauts plateaux, les difficultés liées à la rémunération de certains infirmiers ainsi que des préoccupations concernant la vaccination des adolescentes contre la rubéole.
« Nous appelons pour obtenir des informations au profit de la population, mais nous avons souvent l’impression que notre souhait est mal perçu. Pourtant, la santé est une question qui concerne toute la communauté », a-t-elle témoigné.
Pour ces sources, les professionnels de santé, particulièrement les responsables des zones de santé, ont également la responsabilité de communiquer régulièrement sur les risques sanitaires, les mesures de prévention et la situation épidémiologique.
« Les journalistes sont la voix des sans-voix. La santé est une matière importante qui touche à la vie et qui nécessite l’intervention des professionnels de santé », ajoute une autre source.
Ces accusations n’ont toutefois pas encore reçu de réaction officielle du Médecin Chef de Zone de santé de Minova.
La communication entre les autorités sanitaires, les médias et la population demeure pourtant essentielle, particulièrement dans un contexte marqué par plusieurs défis sanitaires.
Une information régulière et accessible permet notamment à la population de mieux comprendre les risques, d’adopter les mesures de prévention et de savoir vers quelles structures se tourner en cas de besoin.
NM.CD











