Le présidium de la C64 poursuit sa tournée européenne entamée cette semaine par un conclave à Rome.
Une délégation s’est rendue le jeudi 29 octobre à Bruxelles pour rencontrer des représentants de la diplomatie européenne pour porter les conclusions de leur appel au dialogue national inclusif.
La délégation de la C64 a rencontré les responsables chargés de l’Afrique centrale au SEAE, le Service européen d’action extérieure, pour leur demander d’appuyer un dialogue en République démocratique du Congo.
Mais les dirigeants de la C64 ne se privent pas de mettre la diplomatie européenne devant ses contradictions entre la volonté de l’Union européenne de faire de l’Afrique un partenaire privilégié et un relatif manque d’action.
« Ce que vous ne faites pas, c’est condamner des violations systématiques des droits de l’homme. Ce que vous ne faites pas, c’est condamner cette idée de violer la constitution congolaise. Ce que vous ne faites pas, c’est de ne pas suffisamment appuyer sur le dialogue national inclusif. Parce que nous, nous sommes la coalition article 64, qui dit qu’il faut respecter scrupuleusement la constitution. Pas de prise de pouvoir en violant la constitution et pas non plus de prise de pouvoir par les armes », lance Martin Fayulu.
La délégation des opposants a ensuite rencontré le bureau politique d’un des partis au pouvoir en Belgique, mais n’ont pas pu rencontrer le ministre des Affaires étrangères. Maxime Prévôt avait condamné la volonté de conquête du pouvoir de Joseph Kabila alors que la C64 estime qu’il devrait participer au dialogue national congolais.
Avec Rfi











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