Déchets d’équipements électriques et électroniques : Augustin Kibassa appelle à une gestion concertée entre parties

Le ministre de l’Économie Numérique, Augustin Kibassa, appelle à une gestion concertée des déchets électriques et électroniques à Kinshasa. Il estime que cette gestion devrait se faire en synergie entre les pouvoirs publics, les entreprises, les importateurs, les distributeurs, les opérateurs de collecte et de recyclage, ainsi que les citoyens.

Augustin Kibassa a lancé cet appel le 27 octobre 2026 lors de la journée de sensibilisation organisée à Kinshasa par le ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie, dans le cadre de la Journée internationale des déchets d’équipements électriques et électroniques (JIDEEE) célébrée le 14 octobre sous le thème : « Ne jetez plus vos appareils électroniques, rapportez-les ».

La gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques à Kinshasa est un enjeu environnemental, sanitaire et socio-économique croissant.

Le ministre de l’Économie Numérique, Augustin Kibassa, qui présidait la cérémonie au nom de sa collègue de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, empêchée, a expliqué le bien-fondé de cette journée : « Cette journée nous invite à réfléchir collectivement aux conséquences environnementales de notre consommation d’équipements électroniques et à renforcer notre mobilisation pour une gestion responsable de ces déchets en République démocratique du Congo ».

Le ministre de l’Économie Numérique a attiré l’attention des uns et des autres sur les conséquences de ces équipements.

« Le thème de cette année met particulièrement en lumière la « Fast Tech », cette technologie à bas prix caractérisée par la multiplication de petits appareils souvent utilisés pendant une période relativement courte avant d’être abandonnés.

Derrière leur petite taille et leur faible coût d’achat se cachent des enjeux considérables : la perte de matières valorisables, les risques de contamination de l’environnement et les dangers liés à la mauvaise manipulation de certains composants, notamment les batteries », a-t-il averti.

Deux panels : une même vision

Les intervenants étaient répartis en deux panels. Le premier panel s’est concentré sur « État des lieux des déchets d’équipements électroniques et électriques (DEEE) en RDC : Dangers sanitaires ».

Sous la supervision de la Directrice Exécutive du UN Global Compact Network DRC, Jessica, il s’est agi d’encourager une franche collaboration constructive entre les acteurs publics, privés et communautaires de la société civile, afin de faciliter la promotion de bonnes pratiques de collecte, de tri et de traitement des DEEE. 

Les principales parties prenantes de ce premier panel étaient notamment la Direction de l’Assainissement (DAS) du Ministère de l’Environnement.

Le deuxième panel a planché sur « Solutions circulaires de la Nouvelle Économie du Climat (NEC) ».

La Directrice Générale de la Régie de la Gestion des Déchets de Kinshasa (REGEDEK), Fanny Salmon, s’est consacrée à réfléchir sur comment récupérer et valoriser le plastique que l’on retrouve partout dans la ville, jusque dans le fleuve. 

À ce niveau, les panelistes ont échangé autour de la valorisation et de la création d’emplois verts, avec la résilience des consommateurs pour favoriser et promouvoir une économie circulaire et une meilleure protection de l’environnement local en réelle dégradation. Les parties prenantes à ce panel étaient Irenge Masirika, conseiller au ministère du Budget, Junior Tshiteya de C&S Expertise, OGEC et AALI, des structures spécialisées dans la matière.

Encourager des comportements de consommation responsables

Parmi les recommandations, les participants demandent aux consommateurs d’éviter de jeter les appareils électroniques usagés dans les déchets ordinaires.

L’on devrait encourager des comportements de consommation responsables, la réparation et le réemploi des équipements.

La protection de l’environnement commence par des gestes quotidiens et une réflexion sur la nécessité des nouveaux achats. Ils ont déploré les méthodes artisanales d’extraction, notamment la brûlure à l’air libre des câbles pour extraire le cuivre, qui libère des toxines dangereuses et pollue les sols ainsi que la nappe phréatique.

« Un appareil électronique, aussi petit soit-il, ne doit jamais être considéré comme un déchet ordinaire. Il constitue à la fois un défi environnemental et une ressource potentielle qui peut être récupérée, réparée, réutilisée ou recyclée dans des conditions appropriées », alerte le ministre de l’Économie Numérique.

En un mot comme en mille, les déchets d’équipements électriques et électroniques ne doivent pas être considérés comme des déchets ordinaires, compte tenu des enjeux environnementaux qu’ils représentent.

DBM

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