La dernière sortie médiatique de Félix Tshisekedi à Moscou devant la diaspora congolaise en Russie fixe déjà le sort de l’opposant Prince Epenge transféré il y a quelques jours dans l’ex-prison de Makala.
Sur cette affaire pourtant de la justice, le chef de l’Etat ne s’est pas retenu. Le Président de la République est allé dans le vif du sujet alors que les enquêtes sur la mort de Manassé Lomboto n’est pas encore clos.
A travers les propos de FélixTshisekedi, Prince Epenge semble déjà être condamné avant même d’avoir été jugé. C’est contraire aux principes d’un État de droit, dénonce-t-on dans les milieux de l’opposition.
Des spécialistes de droit notent que dès qu’une affaire est entre les mains de la justice, le Président de la République devrait éviter de faire des commentaires publics.
En tant que chef de l’État, ajoute-t-on dans les milieux judiciaires, les propos du chef de l’Etat peuvent influencer le procès et donner l’impression que la justice est sous le contrôle du régime. « La justice doit rester indépendante. Le président doit aussi respecter la présomption d’innocence », affirme-t-on.
Manassé Lomboto, membre du parti ADD Congo de Prince Epenge a succombé en pleine marche de la Coalition Article 64 du 15 décembre 2026 à Kinshasa.
L’opposition accuse la « Force du progrès » de l’UDPS d’être auteur du meurtre. Ce qu’a rejeté Félix Tshisekedi expliquant la victime est mort suite à sa maladie. Ce qui, a expliqué le chef de l’État, justifie l’interpellation de Prince Epenge à l’aéroport international de N’Djili.
Rachidi MABANDU






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