Sud-Kivu : la RN2 coupée après l’effondrement du pont Mubimbi à Minova

“L’axe vital reliant Goma à Bukavu est paralysé depuis ce lundi 9 février 2026.

Sous l’effet de pluies diluviennes, le pont Mubimbi s’est écroulé, isolant plusieurs localités et menaçant l’économie régionale.

Une infrastructure fragilisée par le temps
Le sinistre s’est produit à Buganga, dans le groupement de Buzi, entre l’agglomération de Minova et le village de Kalangu. Alors que la région subit des précipitations intenses ces derniers jours, le pont Mubimbi n’a pas résisté à la pression des eaux.

Il faut dire que l’ouvrage montrait des signes de fatigue depuis longtemps. Ce manque d’entretien chronique, combiné à l’érosion, a conduit à une rupture totale de la structure ce lundi.

Un impact économique immédiat
Si aucune perte en vie humaine n’est heureusement à déplorer, le bilan matériel et social est lourd. La Route Nationale 2 (RN2) est le poumon économique entre le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Sa coupure entraîne déjà des conséquences directes :

Blocage des transporteurs: des dizaines de camions de marchandises sont immobilisés de part et d’autre de la rive.
Flambée des prix : le coût du transport a bondi en quelques heures, faisant craindre une hausse rapide du prix des produits de base (denrées alimentaires, carburant).
Difficultés de circulation : les voyageurs se retrouvent coincés, rendant les déplacements essentiels quasiment impossibles.

« C’est une catastrophe pour nous qui vivons du petit commerce entre Minova et Bukavu. Sans ce pont, tout s’arrête », témoigne un habitant de Buganga.

L’urgence d’un passage provisoire
Face à cette situation critique, la population locale lance un cri d’alarme. Les habitants de Buganga et les usagers de la route interpellent directement les autorités provinciales et nationales. L’exigence est claire : une intervention d’urgence pour l’installation d’un pont Bailey ou d’un passage provisoire afin de rétablir le trafic avant d’envisager une reconstruction durable.

En attendant une réponse officielle, les autorités locales recommandent la plus grande prudence. Il est conseillé aux usagers de limiter leurs déplacements ou de tenter de trouver des voies alternatives, bien que celles-ci restent rares et difficiles d’accès dans cette zone montagneuse.

John Sekeli à Kalehe.

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