La cité de Sake, située dans le groupement Kumuronza, territoire de Masisi, au Nord-Kivu, reste sous tension après des affrontements violents survenus ce lundi 20 janvier.
Des combats à l’arme lourde ont éclaté à Bukarara, Kihuli, Busakara et aux Trois Antennes de Sake, témoignant d’une nouvelle escalade dans cette partie du territoire de Masisi.
Selon des témoignages locaux, les rebelles du M23 ont lancé des bombes de 80 mm et 60 mm dans les environs, semant la panique parmi les habitants. Ce bombardement intensif a contraint de nombreuses familles à fuir leurs domiciles pour se mettre à l’abri.
Le bilan provisoire fait état d’une personne tuée et de six blessés, selon des sources locales. Ces chiffres pourraient être revus à la hausse, car l’accès aux zones touchées reste difficile en raison de l’insécurité persistante et du manque de moyens de communication.
Ces récents affrontements amplifient une crise humanitaire déjà alarmante dans cette région de l’est de la RDC. Les populations déplacées, souvent privées de tout, manquent de ressources vitales telles que la nourriture, l’eau potable et les soins médicaux.
Des organisations locales et internationales ont exprimé leur inquiétude et appellent à une intervention rapide pour venir en aide aux civils affectés. « Les déplacés ont un besoin urgent d’assistance. Nous appelons les parties au conflit à respecter les règles du droit international humanitaire et à protéger les civils », a déclaré un représentant d’une ONG humanitaire opérant dans les camps de Mugunga.
Sur l’axe Bweremana-Minova, dans le territoire voisin de Kalehe, au Sud-Kivu, les habitants de Bitonga, Kashenda, Kalungu, Bishange et d’autres villages fuient également leurs foyers en raison de l’avancée des rebelles du M23. Ces déplacements massifs accentuent la pression sur Minova, où les infrastructures déjà limitées peinent à répondre aux besoins croissants.
Le territoire de Masisi reste un épicentre des tensions entre les forces armées congolaises et le M23, un groupe rebelle qui multiplie les attaques depuis des années. Bien que des appels à la paix se multiplient, les perspectives d’une résolution durable semblent lointaines.
Bahati Amuli Faustin ✍️











