Protection des océans : la Belgique sollicite le soutien de la RDC pour sa candidature au Traité BBNJ

En marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations Unies, la Belgique a officiellement sollicité l’appui diplomatique de la RDC pour soutenir sa candidature à l’accueil du secrétariat du Traité Biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ).

L’annonce a été faite lors d’un événement parallèle tenu à New York et présidé par la ministre belge de l’Environnement, Annelies Verlinden, le mercredi 24 septembre. 

À cette occasion, la ministre belge a mis en avant le rôle central que peut jouer la RDC, fort de ses immenses ressources en eau douce et de son engagement dans la gouvernance environnementale mondiale.

« Protéger les océans ne connaît pas de frontières. Il faut le faire ensemble. La RDC, avec ses nombreuses ressources aquatiques, est un partenaire incontournable dans cette dynamique mondiale », a déclaré Mme Verlinden.

Le traité BBNJ, adopté en 2023, vise à mieux encadrer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine en haute mer. Il prévoit de placer 30% des zones marines hors juridiction nationale sous protection d’ici 2030. 

Le futur secrétariat, dont la localisation est en jeu, sera l’organe administratif central pour la mise en œuvre de cet accord historique.

En réponse à la sollicitation belge, la ministre congolaise de l’Environnement, Pr. Marie Nyange Ndambo, a exprimé son soutien sans réserve. 

« La RDC regorge de plus de 50% des ressources en eau douce d’Afrique. Nous partageons avec la Belgique une histoire, une vision et des défis communs. Notre appui à cette candidature est naturel », a-t-elle affirmé.

La course pour l’accueil du secrétariat BBNJ se joue principalement entre Bruxelles (Belgique) et Valparaiso (Chili). Le verdict est attendu lors de la première Conférence des parties sur la haute mer, prévue en 2026.

Ce partenariat Belgique–RDC pourrait peser lourd dans la balance, à un moment où les enjeux de gouvernance climatique et de protection des écosystèmes marins prennent une dimension géopolitique de plus en plus affirmée.

César Ipoka

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