Plus de 1,6 millions USD disparaissent à l’Ogefrem : le DG William Kazumba sommé de justifier le « fonds secrets »

Le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a officiellement demandé des explications au Directeur général de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (Ogefrem) William Kazumba concernant l’utilisation de fonds publics alloués sous l’intitulé de « Fonds secret de recherche ».

Dans une correspondance officielle datée du 22 janvier 2026, adressée au Directeur général de l’Ogefrem, avec copies reservées  au Président de la République, à la Première ministre ainsi qu’au Conseil d’administration de l’établissement, le ministre fait état de décaissements financiers jugés préoccupants.

Selon le document, un montant annuel estimé à plus de 1,6 million de dollars américains aurait été engagé en 2025 dans le cadre de ce fonds. À cela s’ajoute un transfert de 150.000 USD enregistré en janvier 2026, provenant de l’Ordre de Transfert National d’Engagement (OTNE).

Jean-Pierre Bemba souligne que ces opérations financières attirent son attention dans le cadre du suivi de la gestion financière et de la transparence des établissements publics placés sous sa tutelle. 

Il s’interroge notamment sur la légalité et la justification de ce fonds, rappelant que l’OGEFREM est un établissement public régi par le décret n°09/63 du 3 décembre 2009, fixant ses statuts, et dont les missions ne prévoient pas explicitement l’existence d’un « fonds secret de recherche ».

Le Vice-Premier ministre exige ainsi du Directeur général de l’Ogefrem de fournir des explications détaillées dans un délai de 24 heures, précisant les bases légales, les bénéficiaires, ainsi que l’usage réel de ces fonds.

Cette démarche s’inscrit dans la dynamique de bonne gouvernance, de redevabilité et de lutte contre la mauvaise gestion des finances publiques, prônée par les autorités congolaises.

L’issue de cette demande d’explication pourrait déboucher sur des mesures administratives, voire judiciaires, en cas d’irrégularités avérées.

César Ipoka

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.