Le Collectif de Mouvements pour le Changement/Forces de Défense du Peuple (CMC/FDP) accuse l’AFC-M23, appuyée par les Forces de défense rwandaises (RDF), d’avoir violé le cessez-le-feu signé récemment à Doha entre le gouvernement congolais et la rébellion.
Dans un communiqué publié ce 8 février, Me Héritier Gashegu, le porte-parole du CMC/FDP, rapporte de violents bombardements à l’arme lourde en provenance de Kibirizi vers plusieurs localités du groupement de Bambo (Kahumiro, Domaine, Kishishe, Mukondo et Cyahi), dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Selon lui, ces tirs seraient intervenus moins d’une semaine après la proclamation du cessez-le-feu.
Le mouvement citoyen s’interroge sur la portée réelle de l’accord de Doha, notamment son applicabilité à l’ensemble du territoire national.
Selon le CMC/FDP, les FARDC respecteraient les engagements pris, tandis que l’AFC-M23 poursuivrait ses offensives contre les positions tenues par les groupes d’autodéfense locaux, aggravant la situation humanitaire des populations civiles.
Le collectif dénonce une « hypocrisie » dans le processus de paix, estimant que les cessez-le-feu annoncés sont régulièrement suivis d’une intensification des attaques dans les zones hors contrôle des forces gouvernementales.
Il appelle les autorités congolaises à assumer leur rôle de partenaires des groupes locaux d’autodéfense et à affirmer clairement que tout cessez-le-feu engage l’ensemble du territoire national.
Le CMC/FDP exhorte la communauté nationale et internationale à tirer les conséquences de ces violations, afin que les initiatives diplomatiques ne restent pas de simples déclarations sans impact sur le terrain.
Moïse Excel, Goma



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