MIBA : la relance devient plus qu’urgente

La pression pour la relance de la Société Minière de Bakwanga (MIBA) se fait de plus en plus forte, à travers deux initiatives récentes.

Le Collectif des Enfants MIBA, composé des fils et filles des anciens travailleurs, appelle à une relance effective des activités de cette société jadis pilier de l’économie du Kasaï et de la République démocratique du Congo. Il dénonce les blocages politiques, administratifs et financiers qui freinent l’utilisation des 50 millions de dollars annoncés pour la reprise.

Le collectif réclame notamment le maintien de la MIBA comme société publique, la mise en œuvre rapide des projets structurants dans le Kasaï (Brasimba, Institut Kalenda Mudishi, centrale de Tshipuka, Enerka, DAIPN, 300 maisons préfabriquées). Il en est de même de la transparence financière et la libération des compatriotes détenus injustement, à l’instar de Constat Mutamba Tungunka.

Parallèlement, un collectif de victimes directes du ralentissement de la MIBA accuse les ministres du Portefeuille et des Finances de ce qu’il qualifie  »de détournement des fonds » destinés à la relance de cette société.

Dans une plainte adressée le 30 septembre au procureur général près la Cour de cassation, ils évoquent pertes d’emplois, paupérisation et tensions sociales. Ils exigent la reprise immédiate des opérations, la réparation des préjudices et l’ouverture d’enquêtes sur les responsables des blocages.

Ces initiatives interviennent à quelques jours de la visite du président de la République à Mbuji Mayi, reflétant un mécontentement profond et légitime au sein des populations du Kasaï Oriental.
Le Collectif des Enfants MIBA réaffirme son attachement au président Félix Tshisekedi comme garant de l’unité nationale et appelle à l’unité, à la vigilance et à la lutte contre la corruption.

« La souffrance du peuple kasaïen a trop duré », soulignent les deux volets de cette mobilisation, rappelant que la renaissance de la MIBA constitue désormais une priorité sociale et économique incontournable.

Jadis pilier de l’économie du Kasaï et de la République démocratique du Congo, la MIBA reste aujourd’hui à l’arrêt, plongeant ainsi les populations et les familles de ses anciens travailleurs dans une profonde inquiétude.

Félix Ilunga à Mbuji-Mayi

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