La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Pr. Marie Nyange Ndambo, a accordé ce mardi 30 septembre deux audiences à des représentants provinciaux venus plaider pour les enjeux environnementaux dans leurs juridictions respectives.
Il s’agissait du député Paul Luwansangu Muheta, élu de Masimanimba, dans la province du Kwilu, et d’Ovide Mambote Ovila, ministre provincial de l’Environnement du Kongo Central.
Au cœur des discussions avec le député, la déforestation grandissante et l’érosion, ainsi que leurs impacts sur les conditions de vie des populations. L’élu de Masimanimba a salué l’écoute attentive de la ministre, qui a présenté un ambitieux programme national en cours de conception. Celui-ci vise à mobiliser les financements internationaux et les compétences techniques pour des réponses concrètes sur le terrain.

« Nous continuerons à travailler en synergie avec le ministère afin que nos populations soient les premières bénéficiaires de ces initiatives », a-t-il souligné.
Du côté du ministre provincial de l’Environnement du Kongo Central, Ovide Mambote Ovila, outre les civilités envers la ministre, deux axes ont guidé leurs échanges : la préparation de la COP30 prévue en novembre au Brésil et une évaluation du secteur environnemental dans sa province.
Le ministre provincial a mis en exergue les nombreux atouts écologiques du Kongo Central, notamment la forêt de Mayombe, la réserve de biosphère de Luki, le parc marin de Mangrove, et les ressources en eau.
En réponse, la ministre a présenté des projets adaptés aux réalités de la province, tels qu’un programme de reforestation des savanes, la gestion des déchets et la valorisation des crédits carbone.

Comme l’a bien souligné le ministre provincial, la forêt de Mayombe et sa réserve de biosphère de Luki, sont des atouts pour la lutte contre le changement climatique en raison de leur rôle de puits de carbone et d’abris pour la biodiversité.
La présence des tourbières, des zones humides essentielles au stockage du carbone, ainsi que les écosystèmes côtiers avec des mangroves, constituent également des ressources environnementales de valeur.
Cependant, ces richesses sont menacées par la déforestation, l’exploitation des ressources, la pollution plastique et l’insalubrité croissante.
Ces rencontres traduisent la volonté du gouvernement de maintenir un dialogue permanent avec les élus et responsables provinciaux, dans le but d’une gouvernance environnementale concertée, inclusive et efficace.
César Ipoka











