Lubero : la localité de Vuyinga dit non au commandement local des FARDC 

Vuyinga, localité strategique située à 45 km  à l’ ouest de Butembo traverse une situation sécuritaire  insolite qui reveille l’ épineuse question  de gestion des zones du Nord Kivu endeuillées par les terroristes Adf Nalu.

Vuyinga et toutes les localités envoisinantes  de cet axe du  territoire de Lubero comme Mabambi, Muhangi. Masumo,  Makoko, Kasiyiro, Kilau, Katanga, Masingi,  Kalundu, Maboya Ngulo, Kivugha, Kaghembe, Tsakatsaka Sana,  Mayeba, Kyaganda, Njiapanda, Byambwe, Manguredjipa,  Kambau, Mwenye ont été  attaquées récemment par les terroristes Adf.

A ce jour  la population n’a pas encore totalement regagné les lieux. 

Cet axe est aussi stratégique en territoire de Lubero comme il est une nouvelle zone de peuplement qui reçoit les populations qui glissent des localités surpeuplées des hautes montagnes de Beni et Lubero. 

Dans ce contexte fragile, la population de Vuyinga qui a contesté le commandant des Fardc, regiment 3413, Connel Nibizi Modeste, a obtenu sa mutation, malheureusement à  8 km seulement. 

Contente du nouveau commandement local des Fardc, la population a été  surprise de sa réaffectation à Vuyinga comme si il faut toujours énervé le peuple. 

Comme un seul homme, la population de vuyinga a décrété des journees ville morte jusqu’ au relèvement de ce commandant indésirable par la population. 

Ce qui n’ est pas encore fait. Elle a aussi initié une lettre le 20/5/2026 adressée au commandant des operations Sokola 1 pour qu’ une solution idoine soit trouvee. 

Ce cas de Vuyinga, qui peut paraitre anodin et isolé est representatif d’ une situation quasi générale dans la gestion securitaire des zones troubles du grand nord. 

Pourquoi créer un mécontentement populaire dans une zone fragile à  proie répétée des Adf si ce n’ est de leur faire le lit ? Telle est la question que se pose la population locale.

A qui profite l’ insécurité dans nos villages? Y aurait t il des intérêts cachés qui motivent la sourde oreille des autorités militaires compétentes pour stabiliser ces zones fragiles?

Outre l’ insécurité dont la population est victime, il est fait cas d’ une multitude de barrières payantes sur l’ axe de 45 km Butembo-Vuyinga. 

En plus du péage route qui est tout à fait utilitaire , cette route connait près d’ une dizaine de barrières : transcom, Fardc, differents groupes des wazalendo,… A cela il  faut ajouter la police de circulation routière disseminee dans les buisseaux où circulent à peine vélos et motos. 

Comme si cela ne suffisait pas comme malheur, certains compatriotes profitent de l’état de siège pour exécuter des jugements fonciers cyniques dont l’ exécution a toujours été impossible pour déloger des villages entiers, mettant du pétrole sur le feu insecuritaire. 

D’autres pensent que c’est le moment de réveiller tous les vieux problèmes coutumiers. A t on oublier que cette partie ouesr du territoire de Lubero est en état de siège et convoitée par les Adf en plus des rebelles M23 qui envahissent le sud du territoire ?

Les forces vives de Vuyinga ont alerté Vahamwiti Mukesyayira Jean Chrysostome, notable de Lubero sur ces tristes réalités.  Il appelle les autorités des opérations Sokola 1 et les autorités provinciales à Beni à trouver des solutions adequates et au bon moment à ces lamentations populaires,  et à inspecter régulièrement les differents commandants disséminés dans ces villages securitairement fragiles.

Enfin,  il y a lieu de se poser une question sur la gestion des compatriotes wazalendo, suppletifs aux Fardc, qui, aujourd hui vivent sur le dos des populations meurtries et en perpetuel déplacement. 

Pourquoi la RAD, Réserve Armée Défense,  ne bénéficie pas de tout l’appui nécessaire pour encadrer les wazalendo censés être des patriotes ? A ce sujet, le ministre de la defense mérite interpellation car ces wazalendo non encadrés est une grande bombe à retardement.

Il est évident que les populations de nos villes et nos territoires à travers les provinces ne perçoivent pas le pouvoir central à partir du cadre macro-économique, ni de la salubrité ou de l’ insalubrite de la ville de Kinshasa, ni de la paie des fonctionnaires de l’Etat.

 Elles perçoivent le Congo à partir de leur environnement immédiat. Ne pas répondre aux aspirations sécuritaires locales en temps c’ est exposer le pouvoir central qui peut en payer le coût sans le savoir ni le vouloir.

A chaque niveau, aidons le Président de la Republique,  Felix Tshisekedi,  à gouverner la Rdc dans sa grandeur. Et au pouvoir central d’ avoir une oreille tendue vers nos villes et territoires pour pousser les autorites civiles et militaires locales à bien faire.

́ »La seule ville capitale de Kinshasa ne devrait pas detourner notre attention des problèmes,  parfois considérés à tord comme petits ou locaux, mais en réalité des véritables grands pour ceux  qui les vivent. La population de la localité de Vuyinga attend sa solution » nous dit Vahamwiti Jean Chrysostome.

NM.CD

Ci-dessous, la lettre des forces vives de Vuyinga

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