Kinshasa : un jeune homme meurt après refus de prise en charge au CNPP à N’Sele

Un jeune homme (sur la photo) a succombé à ses blessures après été blessé par des inconnus et conduit à l’hôpital CNPP dansla commune de N’Sele à Kinshasa. 

L’attaque sur la victime s’est passée le mercredi 19 novembre vers la soirée, au rond‑point N’Sele Plazza. Des inconnus ont attaqué le jeune homme. ils l’ont dépouillé de sa moto et l’ont grièvement blessé par balle. 

Transporté en urgence au CNPP N’Sele, le patient aurait demandé une prise en charge immédiate. Cependant, selon la famille, le personnel soignant aurait exigé la somme de 2 millions fc avant d’offrir les premiers soins, en violation directe de l’arrêté ministériel signé le 17 septembre 2025. 

Faute de disposer du montant exigé, la famille n’a pu mobiliser que 650.000 fc. Insuffisants pour que la prise en charge soit effectuée rapidement. Au moment où les soins ont commencé, l’état de la victime s’est fortement détérioré et il est décédé le lendemain. 

Une source proche de la famille affirme que la direction de l’hôpital aurait également demandé un paiement avant la remise du corps, provoquant une nouvelle vague d’indignation.

L’affaire exacerbe l’indignation générale, car elle survient en dépit de la directive officielle du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale interdisant expressément tout refus de soins en cas d’urgence vitale

La directive ministérielle stipule que « toute urgence médicale vitale doit être immédiatement traitée, sans condition de paiement préalable », et que tout établissement qui refuse est passible de sanctions disciplinaires ou pénales. 

Les établissements publics ou privés sont désormais sous surveillance renforcée de l’Inspection Générale de la Santé chargée de faire respecter le texte.

Face à cette tragédie, les organisations de la société civile et les proches de la victime exigent une enquête immédiate, la sanction des responsables et une indemnisation pour la famille. Ils appellent également à une réforme urgente du système hospitalier, afin de garantir que la vie humaine prime sur toute considération économique.

Samuel Roger Kamba ministre de tutelle mis en évidence, ses directives bafouées, nous n’attendons que la réaction du gouvernement congolais face à cette dérive qui n’épargne personne. 

César Ipoka

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.