Goma : Signature d’un protocole pour la vente des téléphones usagés et autres accessoires

Un climat d’attente persiste à Goma, ce mercredi 19 mars 2025, où la mairie de la ville, en collaboration avec la coordination urbaine de « TORA », a signé un protocole d’engagement avec les vendeurs de téléphones usagés et d’accessoires.

Ce protocole d’accord marque un tournant dans les relations entre les autorités municipales et les acteurs du secteur, un secteur particulièrement dynamique mais souvent associé à des pratiques illégales et insalubres.

Dans ce cadre, les vendeurs ont accepté de reprendre leurs activités tout en respectant plusieurs mesures strictes mises en place par la mairie.

L’une des priorités de cet engagement est la lutte contre la vente d’objets volés, un problème récurrent dans le marché des téléphones usagés.

À cet effet, chaque vendeur devra collaborer pleinement avec les autorités locales afin de décourager cette pratique.

De plus, la coordination a insisté sur la nécessité de contribuer activement à l’amélioration de l’environnement, en adhérant à la vision de l’autorité urbaine pour lutter contre l’insalubrité qui caractérise certains marchés.

Parmi les mesures pratiques prises, il a été convenu que chaque membre de la coordination devra identifier clairement ses activités et les transactions qu’il effectue.

Ainsi, tout achat de téléphone par un membre de la coordination devra être consigné dans une fiche d’opération, identifiant les deux parties impliquées. Cette transparence vise à renforcer la traçabilité des produits vendus et à prévenir les actes frauduleux.

La coordination a également pris un engagement fort, celui de mettre fin à la pratique du décodage des téléphones, qui est couramment pratiquée dans ces secteurs.

Cette initiative vise à mettre un terme à des activités souvent associées à des pratiques illégales, notamment le piratage de dispositifs électroniques.

Il convient de rappeler qu’il y a environ deux semaines, le maire de Goma, Julien Katembo, avait, dans un communiqué, interdit les marchés pirates, notamment ceux de Tora et de Bwaka, qui se trouvent dans la ville.

Ces marchés étaient régulièrement pointés du doigt pour leur rôle dans la circulation d’objets volés et leur impact négatif sur l’ordre public et l’environnement urbain.

Cette nouvelle dynamique entre la mairie et les vendeurs de téléphones usagés et accessoires pourrait bien marquer le début d’une régulation plus stricte et plus transparente du secteur, avec des avantages tant pour les commerçants que pour la population de Goma.

Toutefois, les prochaines semaines seront cruciales pour observer l’application effective de ces engagements et leur impact sur la vie quotidienne des habitants de Goma.

BAHATI AMULI Faustin ✍️

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