Cri de coeur du fils du défunt général-major Alengbia : « Cher père, le pays t’a trahi. Le pays nous a déçu »

Cri de cœur de Tychique-Paul Razièl Alengbia, fils du defunt Général-Major Alengbia Nyitetessya Nzambe Dieu-Gentil, ancien commandant de la 34e région militaire décédé le mercredi 16 avril.

 » 45 ans de service loyal sous le drapeau sans antécédent judiciaire dont 20 ans dans les lignes de front. Tu as marqué l’histoire de la guerre de notre pays. Surnommé « commandant nzambé » par tes troupes au vu de tes compétences à remporter les batailles, avec ton chant historique qui jusqu’ici marque des époques « kolo kolo mandefu na mbanga, chapelet to lati na kingo… »

Tu n’étais qu’à deux ans de ta retraite. Je t’ai trouvé malade à Goma. Je t’ai suggeré de faire un tour à Kinshasa pour les soins médicaux mais tu m’as dit que tu t’y rendrais après que la situation se serait calmée. Tu as frolé la mort aux côtés du feu General CIRIMWAMI dans les lignes de front et le lendemain, tu y es retourné. Tu m’as dit que c’est pour ça que tu étais dans l’armée. 

Aujourd’hui, voilà comment la République t’a remercié. Ils ont menti que tu as fui la guerre, que tu as fait tué les soldats, tu as abandonné les armes, que tu as trahi le pays mais ils n’ont pas dit ce que tu leur avais dit dans la réunion avant l’envénimement de la situation. Ils n’ont pas dit qu’ils ne t’avaient pas fourni les materiels récommandés. 

Puis-je dire à tous les Congolais que ce qu’ils essaient de faire aujourd’hui sont tirés de tes propositions faites depuis 2 ans alors que tu étais encore Comdnt adj. 3e Zone Def. Chargé d’opération et de renseignement?? Puis-je dire que tous tes rapports faits depuis 10 mois de ton affectation à la 34e Reg. Mil. n’ont pas eu des suites et que même jusqu’à la dernière minute, le renfort n’était resté qu’une promesse mais qu’ils continuaient à te demander de combattre?

Puis-je rappeller que tu étais comndt Region et que tu ne commandais pas toutes les unités sur Nord-Kivu? Ils n’ont pas dit aux Congolais qu’ils t’ont jugé pour les responsabilités des autres qui sont pourtant libres. Les armes qu’ils ne t’avaient pas donné, ils ont dit que tu les as abandonnées. 

Cher père, 

Le pays t’a trahi.

Le pays nous a déçu. »

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