La ministre congolaise de l’Environnement, Prof. Marie Nyange Ndambo, poursuit sa diplomatie environnementale offensive.
Lors de sa rencontre bilatérale à Nairobi avec la Directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, plusieurs projets structurants portés par la RDC ont été mis en lumière, notamment le Couloir Vert Kivu-Kinshasa et le programme “La Forêt, c’est Nous”.
Ce couloir écologique, qui s’étend sur plus de 500 000 km² de forêts intactes, représente un pilier stratégique de la politique environnementale congolaise.
La Directrice Exécutive du PNUE s’est montrée particulièrement réceptive à cette ambition, suggérant que les fonds du GEF-9 (Fonds pour l’environnement mondial, 9e cycle) puissent être orientés vers son soutien effectif.
Un partenaire stratégique pour la planète, dans son mot d’introduction, la ministre Nyange a souligné la position géostratégique et environnementale unique de la RDC : deuxième plus vaste pays d’Afrique, elle abrite 60 % des forêts du bassin du Congo, poumon vert de la planète après l’Amazonie.
Elle détient également plus de 50 % des eaux douces d’Afrique et plus de 100 000 km² de tourbières, essentielles pour la régulation du climat mondial.
« Ces richesses naturelles ne sont pas seulement congolaises, elles sont un patrimoine mondial », a insisté la ministre, rappelant que la RDC joue un rôle clé dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Inger Andersen a également proposé de renforcer l’engagement financier de l’Union Européenne jusqu’à 40 millions d’euros pour soutenir ce corridor écologique, en soulignant son importance pour la préservation de la biodiversité, la lutte contre les effets climatiques, mais aussi la création d’emplois verts en RDC.
En ce qui concerne le programme “La Forêt, c’est Nous”, elle a salué cette approche inclusive qui valorise les communautés locales, tout en appelant à une coordination internationale renforcée pour garantir son impact à long terme.
Ces échanges ont confirmé la position de la RDC comme acteur central dans la régulation du climat mondial, et la volonté du PNUE de l’accompagner de manière structurée et durable.
Marie Nyange a ainsi plaidé pour une coopération internationale équitable, demandant que la RDC soit traitée non comme une simple bénéficiaire d’aide, mais comme un partenaire stratégique dans la lutte contre le changement climatique.
Cette prise de parole s’inscrit dans une série de démarches internationales visant à repositionner la RDC comme acteur incontournable de la gouvernance environnementale mondiale.
César Ipoka











