Des affrontements violents ont éclaté dans les villages de Katoki et Kafufula, situés dans le groupement Ziralo, au sud du territoire de Kalehe, dans la province du Sud-Kivu.
Ces combats opposent les éléments wazalendo du Mouvement Congolais pour la Défense du Peuple et de l’Intégrité Nationale (MCDPIN-RAD) aux rebelles du M23/AFC, soutenus par le Rwanda.
D’après des sources locales, les wazalendo, qui luttent pour défendre l’intégrité territoriale du Congo, ont réagi avec force à une attaque lancée par la rébellion du M23.
Cette dernière, en provenance de Lumbishi, venait en renfort pour secourir les éléments du M23 qui avaient été pris au piège dans une attaque des wazalendo à Katale, survenue la veille, le samedi 5 avril.
Les affrontements ont déclenché un véritable exode parmi la population locale.
Selon des témoins et des responsables de la société civile, les habitants de ces villages ont commencé à fuir en masse depuis hier, craignant pour leur vie.
Coincés entre les deux belligérants, certains se dirigent vers la brousse, sans assistance et exposés à tous les risques. D’autres, moins chanceux, n’ont d’autre choix que de rester dans des zones dangereuses, pris entre les feux croisés.
La situation à Katoki et Kafufula illustre une nouvelle escalade dans les violences récurrentes qui frappent l’est de la RDC.
Ces affrontements s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre les forces congolaises et les groupes des rebelles, notamment le M23, un mouvement accusé de recevoir un soutien militaire du Rwanda.
Les civils, une fois de plus, sont les premières victimes de ce conflit qui déstabilise cette région déjà fragilisée par des années d’instabilité.
Les autorités congolaises et les organisations humanitaires se retrouvent face à un défi majeur pour venir en aide à la population déplacée. La situation reste tendue et incertaine, et l’on craint que ces combats ne s’étendent davantage, exacerbant la crise humanitaire dans la région.
BAHATI AMULI Faustino ✍️











