Accord de Washington : une menace contre la RDC [Tribune de Moussa Kalema]

Depuis plusieurs années, je n’ai cessé d’alerter la nation entière, les scientifiques, les chercheurs, les historiens, la société civile, le monde politique et les institutions républicaines.

J’ai rappelé que le respect d’un État ne se réclame pas : il se construit ; que dans le concert des nations, on n’est respecté ni par la plainte ni par la naïveté, mais par la cohérence, la dignité et la souveraineté réelle.

Aujourd’hui, avec la reprise brutale de la guerre à l’Est depuis le 4 décembre 2025, avec l’avancée rapide de l’ Alliance Fleuve Congo/M23 avec la présence massive et assumée de l’Ouganda en Ituri, et avec des accords signés dans l’opacité totale avec les États-Unis, le Qatar et d’autres puissances, la RDC fait face au plus grand risque d’effondrement national depuis 1885.

I. DES PROCESSUS NON CONCERTÉS, NON NATIONAUX, NON LÉGITIMES

J’ai averti :

• que les processus de Washington,

• que les négociations parallèles pilotées depuis l’étranger,

• que les arrangements sécuritaires sous influence,

n’étaient ni concertés, ni débattus, ni légitimés par le Parlement, ni ancrés dans la souveraineté populaire.

Un pays ne peut qu’échouer lorsqu’il externalise la réflexion stratégique, qu’il livre ses minerais sans les avoir quantifiés, et qu’il renonce à la maîtrise de son propre destin.

   II. DES ACCORDS QUI NE SERVENT PAS LA RDC, MAIS LES INTÉRÊTS AMÉRICAINS

Soyons clairs :

Les États-Unis ne cherchent pas la paix au Congo.

Ils cherchent le lithium, le cobalt, le coltan, le cuivre stratégique, le germanium, le nickel, et toutes les ressources critiques indispensables à leur guerre économique contre la Chine.

L’objectif américain est simple :

→ empêcher la Chine d’accéder aux minerais congolais

→ assurer la domination technologique américaine

→ sécuriser leurs industries militaires, énergétiques et numériques

La paix du peuple congolais n’est pas leur priorité.

Leur priorité, c’est leur propre survie géopolitique.

Et je ne les blâme pas :

un chef d’État défend son peuple, pas le nôtre.

Le problème n’est pas Washington.

Le problème est Kinshasa qui se laisse piéger.

III. RWANDA, L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT                        Le Le Rwanda est placé  en avant plan de l’Occident pour le contrôle des ressources minières de la RDC avec la complicité des certaines officines nationales couvertes par quelques dirigeants aux sein des Institutions Publiques. 

Après l’enterinement de l’accord de Washington par la RDC et le Rwanda, quel est désormais le statut  du pays de Paul Kagame dans ce cadre,un pays agresseur ou partenaire fiable. Quel est le nouveau  narratif du pouvoir actuel de la RDC, quel est désormais le statut actuel du Rwanda, un pays agresseur ou un partenaire fiable  ?                        

L’ OUGANDA : UNE OCCUPATION DE FACTO, AVEC  LA BÉNÉDICTION DU RÉGIME DE  KINSHASA ET DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

L’Ouganda : l’occupation oubliée

À l’Ituri, l’Ouganda :

→ contrôle des axes stratégiques

→ occupe des sites miniers

→ laisse prospérer les massacres ADF

→ s’implante comme une puissance locale durable

Ces deux États avancent car :

• la RDC est désorganisée,

• le pouvoir central est fragilisé,

• les élites sont divisées,

• les institutions sont instrumentalisées.

IV. UNE ARMÉE DEMOTiVEE ET ABANDONNÉE, SANS MOYENS, APPUYÉE PAR DES GROUPES ARMÉES NON PROFESSIONNELS FACE À DES FORCES   ULTRAMODERNES

Les Nations unies elles-mêmes reconnaissent que :

→ le M23 dispose d’armes modernes,

→ d’une discipline exceptionnelle,

→ d’un soutien logistique étranger permanent,

→ et d’une capacité de manœuvre supérieure à celle des FARDC.

On demande pourtant aux FARDC :

→ de sécuriser le pays

→ de protéger les civils

→ et même de désarmer les FDLR…

alors que ni Kigali, ni Kampala, ni les puissances occidentales n’y sont parvenues en 25 ans.

C’est une mauvaise foi stratégique.

Une absurdité militaire.

Une humiliation nationale.

 V. L’ACCORD DE WASHINGTON : UNE NOUVELLE FORME D’ESCLAVAGE MINIER

Cet accord, signé sans débat parlementaire, comporte trois dangers :

1. Cession de souveraineté économique

Les minerais non quantifiés sont engagés.

Les contreparties sont floues.

Le contrôle technique échappe à la RDC.

2. Création d’une dépendance stratégique

Les États-Unis se posent en “notaire” de nos ressources.

Ils décident de la chaîne logistique.

Ils fixent les normes.

Ils sécurisent le transport.

3. Risque d’annexion économique de facto

Lorsque un pays ne contrôle plus ses richesses,

il ne contrôle plus sa sécurité,

et bientôt, il ne contrôle plus son territoire.

 VI. LE PRÉSIDENT FELIX TSHISEKEDI A-T-IL CÉDÉ NOTRE PAYS ?

Je ne juge pas l’homme.

Je juge les actes.

Et les actes montrent :

→ absence de Parlement dans le processus

→ absence de consultation nationale

→ signature en dehors des normes constitutionnelles

→ communication confuse et contradictoire

→ attitude corporelle d’inquiétude et de malaise

→ reconnaissance implicite de pressions extérieures

Le Président semble avoir signé :

• soit par ignorance stratégique,

• soit par peur,

• soit par pression directe,

• soit pour garantir son maintien au pouvoir grâce au soutien étranger.

Dans les quatre cas, la nation est trahie.

VII. LA RDC FAIT FACE AU RISQUE D’EFFONDREMENT NATIONAL

Nous courons vers :

• la balkanisation,

• la perte de souveraineté,

• l’effondrement économique,

• la disparition de l’État,

• la rupture nationale,

• la perte totale de légitimité externe.

Nous ne pouvons pas l’accepter.

VIII. L’ALTERNATIVE DU PVR :

UN FRONT NATIONAL DE SURVIE

Le Parti des Vertus Républicaines (PVR) propose :

1. La suspension immédiate des accords de Washington

Et leur réévaluation par un comité scientifique, juridique et sécuritaire national.

2. Un dialogue inter-congolais inclusif

Réunissant :

• politiques

• coutumiers

• armée

• Église

• scientifiques

• société civile

• diaspora

• anciens chefs d’État

3. La création d’un Conseil Supérieur de Souveraineté

Un organe technique non partisan chargé de :

• l’audit minier

• la doctrine de défense

• la stratégie diplomatique

• la réforme institutionnelle

4. La doctrine PVR :

Liberté – Solidarité – Progrès**

La liberté comme fondement.

La solidarité comme méthode.

Le progrès comme finalité.

CONCLUSION :

LA RDC NE SERA SAUVÉE QUE PAR LES CONGOLAIS.

PAS PAR WASHINGTON.

PAS PAR KIGALI.

PAS PAR KAMPALA.

Nous devons nous lever.

Nous devons dire non.

Nous devons défendre nos enfants, notre histoire, notre terre.

Fait à Kinshasa le 08 décembre 2025.   

Moussa Kalema Sangolo -zaku Président National et Membre Bureau Politique du Parti des Vertus Républicaines (PVR), MEMBRE DU BUREAU POLITIQUE du FCC

Une réponse

  1. Merci pour votre analyse
    une analyse objective et réel de la situation en RDC
    Si tout les congolais pouvais voir la situation sous un seul angle et en occurrence ce point de vue la RDC pourrait etre sauvé

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