En 2002, un bon vent m’emmène chez Papa Wemba, dans son bureau de la région parisienne, en France. J’étais accompagné d’un ami et frère, à la personne de Pathy Kobanghe, à l’époque propriétaire de la célèbre boîte de nuit Metropolis et adre du MPR et proche du Maréchal Mobitu.
L’objet de ma rencontre avec la star, c’était de signer avec lui un contrat de production scénique à Lubumbashi pour le compte de mon jeune frère Salomon SK Della et mon neveu Rika Molayi, à l’époque dans les affaires.
Après la signature du contrat, on a fait le tour d’horizon de la situation politique. Il nous dira avec mon compagnon : » C’est bien ce que vous faites ici, mais pour mieux exister et peser, il serait mieux d’aller faire la politique au pays. »
Il va enchaîner : » J’avais aussi conseillé Joli Coco, le sobriquet de Jean Claude Vuemba. Aujourd’hui suis fier de son parcours politique »
Mon témoignage, c’est pour montrer la grandeur et la hauteur de Papa Wemba à l’occasion de 10ème anniversaire de sa disparition.
Dans un passé récent, on considérait à tort ou à raison les musiciens congolais comme des insensés, des délinquants. Et pourtant, ce sont des intellectuels qui analysent la société et prodiguent souvent des conseils très édifiants. Papa Wemba n’était pas seulement un grand chanteur. Il était un encadreur de la jeunesse, un leader d’opinion, mieux un conseiller spécial et ponctuel des jeunes et même des hommes politiques que nous sommes.
Ce témoignage montre la dimension et l’impact de Papa Wemba dans la société congolaise.
. Moise Moni Della











