Le climat de tension monte à Kisangani, dans la province de Tshopo après l’arrestation de deux militants du mouvement citoyen Lucha (Lutte pour le Changement), Jedidia Mabela et Zackarie Kingombe, interpellés le mercredi 1er octobre 2025.
Dans un communiqué officiel, la Lucha dénonce une détention qu’elle qualifie d’illégale et arbitraire, reprochant au gouverneur de la Tshopo d’avoir orchestré des accusations fallacieuses à l’encontre de ses membres, notamment pour imputations dommageables et propagation de faux bruits.
« Notre camarade Zackarie Kingombe a été enlevé par six hommes armés. Jusqu’à présent, ni son lieu de détention ni les motifs de son arrestation ne nous ont été communiqués », peut-on lire dans le communiqué.
Selon le site officiel de la Lucha, le militant Jedidia Mabela a été condamné à 6 mois de prison sur l’instruction du Gouverneur de la province.
Cette situation a poussé plusieurs militants à entrer en dissimulation, craignant d’être à leur tour poursuivis.
La Lucha rappelle que ses actions sont pacifiques, non partisanes et fondées sur la lutte pour la transparence dans la gestion des affaires publiques. Selon elle, c’est cette posture critique vis-à-vis de la gouvernance locale qui justifierait cette nouvelle vague de répression.
Sans passer par quatres chemis, la Lucha exige la libération immédiate et sans condition de ses militants et interpelle directement le Président de la République qui prône l’état de droit dans sa gouvernance.
« L’État de droit ne doit pas être un slogan creux », rappelle-t-elle.
Moïse Excel, à Goma











