Royaume-Uni : le livre  » Le Soft Power de la RDC » traduit en version anglaise 

Publié il y a deux ans,  le livre  »Le Soft Power de la République Démocratique du Congo », du Professeur Ndolamb Ngokwey, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la RDC au Royaume-Uni (sur la photo d’illustration), vient de paraître en version anglaise au Royaume-Uni.  

Le « Soft Power » est un concept développé par le Professeur Nye de Harvard en parallèle avec celui de hard power. Il désigne la capacité d’un Etat à influencer les attitudes et comportements d’autres états, non pas par la violence ou la menace de la violence, mais par son rayonnement culturel, scientifique, et ses valeurs. Les deux peuvent d’ailleurs se compléter.

Il y a de nombreux leviers du « Soft Power ». Dans le domaine du cinéma par exemple, pensez  à la contribution de  Hollywood,  Bollywood, et Nollywood ou des telenovelas à la projection internationale des Etats-Unis, de l’Inde, du Nigeria  dans la projection internationale de ces pays.

D’ailleurs certains mariages à Kinshasa adoptent de plus en plus le cérémonial nigerian. Dans le domaine de la musique, pensez à ce que le reggae a fait pour la Jamaique, le rock and roll, le rythm and blues, le hip hop, etc pour les Etats Unis, et le K-pop pour  Corée.  

Parlant de la Corée, l’auteur du livre révèle que l’Etat Coréen dépense des millions de dollars chaque année pour soutenir l’ouverture des restaurants coréens à travers le monde. 

Après une analyse théorique et critique de la notion de « Soft Power », le Professeur Ndolamb Ngokwey,  aborde dans un premier temps cette notion dans le cas  de la RDC. 

Il insiste particulièrement sur la période de l’authenticité qui a connu  un rayonnement  exceptionnel de la RDC, alors Zaïre, grâce notamment à  ses université et centres de recherche qui attiraient les meilleurs professeurs, chercheurs et étudiants de l’Afrique, et même au-delà,  par sa musique, et par ses  victoires sportives.

C’est à cette époque que le rite zaïrois, ou Missel romain des diocèses du Zaïre, fut approuvé par le Vatican en 1988.  C’est aussi, à  cette période que des brillants théologiens congolais lancèrent une approche théologique. Cette dernière a influencé la théologie africaine et continue jusqu’à ce jour.

Après ce rappel historique, le Professeur Ngokwey examine les atouts actuels de la RDC en cette matière. Et ils sont incontestablement nombreux et divers, allant de musique, une fois de plus, -malgré la forte concurrence actuelle de Afribeats nigérians –  à notre gastronomie, en passant par notre leadership scientifique dans la recherche biomédicale, notre immense potentiel touristique, et la volonté politique clairement affirmée pour développer ce domaine.

Le livre se termine par des propositions des stratégies et programmes pour que le « Soft Power » de la RDC ne soit pas  seulement un atout potentiel mais devienne effectivement un élément important de la diplomatie culturelle Rd-congolaise, en fait, de la diplomatie congolaise tout court. 

L’Etat a effectivement un rôle  important à jouer, notamment pour promouvoir et accompagner les industries culturelles ainsi que les universités et les centres de  de recherches. 

A vrai dire, c’est l’affaire de tous, chacun à son niveau, sans oublier le rôle stratégique de la diaspora.

Le mot liboke entre dans le Larousse en 2026. Signes des temps. Espérons qu’il deviendra aussi connu que le hamburger américain, la pizza italienne, le the boudienne sénégalais, le sushi japonais, ou le kimchi Coréen ou la feijoada brésilienne.  Rémergence du « Soft Power » congolais gastronomique.   

Dina BUHAKE

2 réponses

  1. Le  » Soft Power de la Rdc » écrit par le Professeur Ndolamb Ngokwey, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire au Royaume-uni est plus qu’un « hard power » qui devrait contribuer à influencer nos attitudes et comportements, surtout sortir du giron dans lequel la RDC est pointée: le ventre mou de l’Afrique.

  2. Coup de chapeau au professeur Ndolamb pour son apport par ce livre. Nous souhaitons que le gouvernement en tienne compte. Les secteurs culturels, recherches… peuvent booster l’économie par ricochet impacter au social du peuple.
    Le mot “liboke” pourra être connu tels que: hamburger americain, pizza italienne… par la promotion que nous lui réserverons, si, nous avons bien compris la philosophie du livre “le Soft Power”

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