Nigeria : la WAES condamne l’agression d’un journaliste par la police de Bauchi

La West Africa Editors Society (WAES) exprime sa ferme condamnation de l’agression injustifiée du journaliste nigérian Mohammed Adamu par la police de Bauchi, ville de l’Etat de Bauchi dans le nord-est du Nigeria.

D’après un communiqué signé par le président par intérim de WAES, Emmanuel K Dogbevi, cet incident, survenu alors qu’il couvrait les célébrations de l’Eid Durbar, soulève de vives inquiétudes sur la sécurité des journalistes et la liberté de la presse dans l’État.

Selon les témoignages, poursuit le document , Adamu a été attaqué par le chef de la police du district, le commissaire Jamilu Kabir, qui l’a empêché d’exercer son métier sans raison valable.

Malgré son statut de journaliste, il a été violemment frappé par plusieurs agents.
« Alors même que je lui disais que j’étais journaliste, il a commencé à me frapper. D’autres agents que je connaissais se sont joints à lui pour m’agresser.

Beaucoup d’autres ont continué à me frapper et à me maltraiter », a fait savoir Mohamed Adamu.

Le porte-parole de la police de Bauchi, le commissaire Nafi’u Habib, a déclaré aux médias que la police avait été informée de l’incident et qu’elle mènerait une enquête et prendrait les mesures qui s’imposent.

La WAES appelle les autorités de Bauchi à mener une enquête approfondie et à sanctionner les responsables. Les journalistes, acteurs clés de l’information, doivent être protégés dans l’exercice de leur fonction.

Cet incident met en lumière la nécessité d’une prise de conscience accrue sur le rôle des journalistes dans la société et l’importance de leur protection.

Dina BUHAKE

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