Minova : les relais communautaires de la zone de santé réclament leurs indemnités

La tension monte dans la zone de santé de Minova, au Sud-Kivu, à la suite du non-paiement des frais de transport et de remboursement des relais communautaires ayant participé aux première et deuxième phases de la campagne de vaccination contre la poliomyélite.

Depuis plusieurs semaines, ces agents communautaires, essentiels à la mise en œuvre de la campagne, dénoncent une incertitude persistante autour de leurs paiements. Face à cette situation jugée injuste, ils menacent d’organiser un sit-in devant le bureau de la zone de santé de Minova afin d’exiger le versement de leurs dus.

Selon des sources proches du dossier, ayant requis l’anonymat, après le non-paiement de la première phase, le Médecin Chef de Zone, le Dr Kapepa Ngolly Gérôme, aurait appelé les relais communautaires à poursuivre le travail, les rassurant que le paiement interviendrait « en une seule fois ».

« Je vous rassure que la paie interviendra une fois pour toute. Travaillez uniquement », aurait-il déclaré.

Cependant, malgré ces assurances, aucun paiement n’a jusqu’à présent été effectué, alimentant la frustration et la colère des relais communautaires.

D’autres sources pointent du doigt l’organisation Réseau de Médias pour le Développement (REMED), impliquée dans la mise en œuvre de cette campagne.

« C’est comme si l’OMS avait déjà débloqué les fonds, mais que REMED se les serait appropriés », s’inquiète un agent rencontré sur place.

Et d’ajouter : « Nos tentatives pour joindre les responsables de la zone de santé de Minova ainsi que ceux de REMED afin d’obtenir leur version des faits sont restées sans succès ».

Pour certains analystes locaux, cette situation est sans précédent dans l’histoire de la zone de santé de Minova. Ils dénoncent une défaillance grave de gouvernance et de gestion.

« Cela traduit une baisse de management et une immaturité dans la gestion de la chose publique. Lorsque nous réclamons nos droits, nous sommes intimidés et pointés du doigt. Trop, c’est trop ! », s’indigne un relais communautaire interrogé à Minova.

À ce jour, aucune communication officielle n’a été faite pour expliquer les raisons du non-paiement de l’ensemble des agents ayant appuyé les deux phases de la campagne de vaccination.

La situation reste tendue et pourrait dégénérer si aucune solution rapide n’est trouvée.

A suivre.

NM.CD

2 réponses

  1. Il faut savoir chercher la bonne information mon Cher, un journaliste ne parle pour avoir seulement des vues…
    REMED n’a jamais bouffé l’argent de la communauté

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ne manquez aucune nouvelle importante. Abonnez-vous à notre newsletter.