Les députés provinciaux du Kasaï Oriental reprennent le chemin de l’hémicycle ce mardi 30 septembre, à l’occasion de la session ordinaire de septembre.
L’information est confirmée dans un communiqué signé par le rapporteur, Faustin Mfwamba, consulté ce lundi 29 septembre par NOUVEAUMEDIA.CD.
Bien que traditionnellement consacrée à l’examen du budget, cette session s’ouvre dans un climat de vives tensions entre le parlement provincial et l’exécutif.
Et pour cause, la récente réhabilitation du gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo par la Cour constitutionnelle, alors qu’il avait été mis en accusation par l’assemblée provinciale pour détournement présumé de 3 millions usd.
Le non-respect de la procédure de mise en accusation ont conduit à son retour à la tête de la province. Toutefois, son avenir politique reste incertain.
Un rapport récemment publié par l’Inspection générale des finances (IGF), à l’issue d’une mission de contrôle de 30 jours, relance le débat.
Ce document pointe de graves dysfonctionnements, détournements présumés, non-respect des procédures comptables, déficit de transparence et un écart de plus de 8,6 milliards CDF entre les fonds reçus et les investissements déclarés.
L’IGF avait exigé des explications dans un délai de 72 heures, avant une séance contradictoire prévue à Kinshasa.
Ce nouveau dossier pourrait remettre en cause la position de Jean-Paul Mbwebwa si l’assemblée provinciale décide de s’en saisir à nouveau.
En attendant le discours d’ouverture du président de l’assemblée provinciale et la présentation de l’ordre du jour, cette session s’annonce décisive pour l’avenir du Kasaï Oriental au regard des enjeux institutionnels et financiers qui pèsent sur la province.
Par ailleurs, la récente décision du gouverneur d’abroger l’arrêté pris par son vice-gouverneur suspendant le directeur général de la Direction générale des recettes du Kasaï Oriental (DGRKOR) continue de susciter la controverse.
Cet épisode illustre le manque de cohésion au sommet de l’exécutif provincial et met en lumière un conflit d’intérêts qui fragilise la gouvernance locale. Cette confrontation interne, bien qu’administrative, met en cause la continuité de l’État et accroît l’instabilité institutionnelle.
Dans une province déjà confrontée à d’innombrables défis socio-économiques, cette crise pourrait compromettre la quête de stabilité tant attendue par la population.
Félix Ilunga à Mbuji-Mayi











