Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne Tshisekedi pour le changement et le Progrès Social (RCET-CPS) ne se limite pas seulement en faveur du changement de la Constitution. Le mouvement politique coordonné par Jean-Pierre Lisanga Bonganga va au-delà de son vœu.
Le RCET-CPS a poursuivi sa réflexion sur la nécessité de procéder au changement de la Constitution.
Au cours de son point de presse hebdomadaire, Jean-Pierre Lisanga Bonganga a expliqué aux journalistes réunis au siège de la plateforme les raisons qui militent pour le changement de la Constitution.
Les compagnons d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba soutiennent le changement de la Constitution du fait que « cela s’inscrit dans le cadre du respect du testament politique légué par le Dr Etienne Tshisekedi wa Mulumba, notre mentor ».
Dans ce chapitre, le RCET-CPS explique qu’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, en son temps, « avait déclaré qu’une fois arrivé au pouvoir, I’UDPS et ses alliés devraient changer la Constitution en optant pour celle adoptée par la Conférence Nationale Souveraine (CNS), étant entendu qu’il y aura lieu de la contextualiser ».
Aussi, a fait savoir le coordonateur du RCET-CPS, « le changement de la Constitution relève de la volonté politique d’un homme jouissant d’une légitimité populaire issue des urnes, le Président de la République, Chef de l’Etat qui, politiquement a le droit de diriger le pays selon sa vision ».
A ce sujet, a expliqué Jean-Pierre Lisanga, « le Président de la République, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ayant une vision éclairée et bénéficiant de l’appui populaire de son peuple, est dans ses droits les plus légitimes de lancer l’initiative du changement de la Constitution ».
Lisanga est convaincu que « la Constitution qui régit à ce jour la RD Congo est le reflet du consensus des belligérants d’hier et d’aujourd’hui ». « L’article 220 de la Constitution du 18 février 2006 tel que modifié à ce jour, a été verrouillé pour permettre le partage du pouvoir entre belligérants », a précisé le ministre d’État honoraire en charge de Relations avec le Parlement.
Jean-Pierre Lisanga a énuméré les faiblesses de l’actuelle Constitution.
D’après lui, « dans certaines de ses dispositions notamment à l’article 217 de la constitution actuelle hypothèque l’intégrité du territoire national et la souveraineté de la RD Congo ».
De même qu’ « aucune disposition de la constitution actuelle ne mentionne explicitement la superficie exacte du territoire de la RD Congo en Km². Elle se contente vaguement d’énoncer la notion d’intangibilité des frontières héritées de la colonisation ».
Pour être adoptée et promulguée, a soutenu Jean-Pierre Lisanga, « la constitution actuelle aurait été soumise à l’approbation des régimes politiques rwandais et ougandais ».
D’ailleurs, lors de son adoption, a-t-il rappelé, « le projet de la constitution actuelle n’a pas fait l’objet d’un large consensus, les principaux partis politiques internes, notamment l’UDPS et ses alliés l’ayant rejetée en boycottant le référendum populaire de son adoption ».
Il a également rappelé que « le 20 janvier 2011, la constitution actuelle a fait l’objet d’une révision cavalière, œuvre d’une majorité parlementaire sujette à caution ».
« Aucune sanction explicite n’est prévue par la Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée à ce jour en cas de sa violation. Ce qui est une entorse à la démocratie », a-t-il affirmé sans être contredit.
Au RCET-CPS, Lisanga et ses collaborateurs sont convaincus de la pertinence de cette démarche. Ils estiment qu’ « elle contribuera à sortir le pays du cycle infernal de la belligérance, en vue de consolider la paix et de relancer durablement son développement ».
Rachidi MABANDU











