« Armée de clochards » : Félix Tshisekedi revient sur ses propos

« Ce n’est pas du mépris, mais un cri de responsabilité ». C’est à ce  propos que Félix Tshisekedi est revenu à ces mots tenus lors de son face-à-face avec la jeunesse congolaise au gymnase du stage Tata Raphaël de Kinshasa face aux critiques récentes suscitées par ses propos qualifiés de « durs » sur les conditions de vie des militaires. 

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est revenu sur ses déclarations, affirmant, ce mardi 16 décembre au lancement des conférences annuelles de services publics tenues au Centre culturel de Kinshasa, qu’il ne s’agissait nullement d’un mépris envers les forces de défense et de sécurité, mais d’un appel pressant à la responsabilité de l’État congolais.

« Lorsque je dénonce parfois avec des mots durs l’indignité de conditions de vie dans lesquelles tant de nos compatriotes ont été contraints durant des années, ce n’est jamais pour les mépriser, et certainement pas nos vaillantes forces de défense et de sécurité, mais pour placer l’État face à ses responsabilités », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État a tenu à rappeler que ses propos visent à provoquer une prise de conscience au sommet de l’État et au sein de l’appareil administratif afin que des réponses urgentes soient apportées à la misère structurelle que vivent certains corps stratégiques de la nation, notamment les militaires, policiers et agents publics.

Dans un contexte où la RDC est confrontée à des défis sécuritaires majeurs, notamment dans l’Est du pays, le Président Tshisekedi insiste sur la nécessité de restaurer la dignité des forces armées :  « Comment pouvons-nous espérer défendre notre souveraineté avec des hommes qui vivent dans la précarité? »

Cette sortie intervient alors que des réformes sont en cours pour améliorer les conditions salariales, la logistique militaire et les logements des soldats. Elle vise aussi à rappeler l’engagement du gouvernement à transformer l’armée en une force moderne, respectée et bien équipée.

Félix Tshisekedi a souligné qu’il ne s’agit pas d’un désaveu, mais d’une alerte sincère pour que la République n’oublie pas ceux qui la défendent au prix de leur vie.

Félix Tshisekedi regrette même que les militaires et policiers congolais ne doivent plus être ceux qui attendent le plus longtemps devant un guichet ou dans un hôpital. 

César Ipoka

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