Scandale des frais académiques : motion de défiance et sanctions en vue contre la ministre de l’ESU

C’est un rapport explosif qui vient de quitter l’Assemblée nationale ce mardi 27 octobre.

Lundi 26 octobre 2026, à l’issue de trois mois d’enquête parlementaire sur la gestion des frais académiques et connexes des années 2022-2023 et 2023-2024, les députés nationaux ont adopté à l’unanimité des recommandations demandant des sanctions contre la ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) (sur la photo), Marie-Thérèse Sombo Safi.

Selon la commission d’enquête, des graves irrégularités ont été relevées dans la gestion des quotités, c’est-à-dire la part prélevée sur les frais payés par les étudiants et qui doit être rétrocédée aux différentes structures. 

Le rapport pointe une opacité dans la perception, la centralisation et la redistribution de ces recettes dans les établissements publics.

Face à ces conclusions, l’Assemblée nationale a décidé de saisir directement la Première ministre. Ce mardi 27 octobre, le bureau de l’Assemblée nationale a transmis officiellement le rapport à la Première Ministre, Judith Suminwa.

Il revient désormais à la cheffe du gouvernement, voire au Président de la République, d’entendre la ministre et de décider de la nature des sanctions : administrative, politique ou autres.

Pendant ce temps, la pression monte au Parlement. Le député national André Mushongo a déjà initié une motion de défiance contre Marie-Thérèse Sombo, et la collecte des signatures est en cours.

L’adoption de ces recommandations ne signifie pas encore révocation, mais elle place la Ministre dans une position très fragile.

Morgan IYENGA

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