Sévère réquisitoire de JP Lisanga contre la C64

C’est un Lisanga très révolté contre les opposants qui s’est présenté devant les médias. Le coordonnateur du Rassemblement des Compagnons d’Etienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès social (RCET-CPS) vent debout contre la Coalition 64.

Il a sévèrement dénoncé ce qu’il a qualifié de « comportement ubuesque et puéril de cette structure des opposants qui apparaît aujourd’hui comme un moulin à vent qui tourne à vide ».

JP Lisanga a affirmé que « ce mouvement politique navigue à vue, tel un bateau ivre, tanguant sans boussole ni commandant de bord, voguant dangereusement à contre-courant ».

« Si la C64 est, comme elle le prétend, un mouvement politique sérieux, comment peut-elle expliquer qu’en l’espace de deux mois elle programme des actions aussi désarticulées les unes que les autres ? », s’est interrogé le ministre d’État honoraire en charge des Relations avec le Parlement. 

Lisanga a expliqué qu’ « avant-hier, elle (C64) s’est proposée de porter plainte à la Cour Constitutionnelle contre le Président de la République pour haute trahison sans qu’aucune raison ne le justifie ».

Et d’ajouter : « hier, c’est une marche qu’elle projetait jusqu’au Palais de la Nation pour réclamer, sans motivation justifiée la démission du chef de l’État, sans jamais la réaliser ».

« (…) Aujourd’hui, c’est une énième marche qu’elle prétend organiser jusqu’au Palais du peuple pour le 15 septembre 2026, tout en sachant pertinemment qu’à cette date aura lieu la rentrée parlementaire et que ce site ne sera pas accessible », a-t-il constaté.

« Le soir du même jour, poursuit JP Lisanga, la C64 annonce des actions de grande envergure tant à Kinshasa qu’en provinces, sans en spécifier ni la raison, ni le contenu, ni la nature, tout en sachant parfaitement qu’elle n’en a pas la capacité ».

Et le coordonnateur du RCET-CPS de se demander : « est-il nécessaire de rappeler ici que pour crédibiliser la pseudo-marche qu’elle a tenté d’organiser le 22 juillet dernier, les membres de la C64 ont créé des morts d’hommes fictives, inventé des fausses blessures qui n’étaient que du maquillage à la couleur rouge du ketchup ou au sang d’animaux ? ».

JP Lisanga a estimé qu’ « il est difficile de croire en une C64 qui, à deux jours de la tenue d’une action politique programmée, on voit certains de ses cadres quitter en catimini le pays pour l’étranger, à partir d’où ils font des déclarations intempestives qui contrarient un grand nombre de leurs propres membres… ».

« On pourrait continuer longuement la série des contradictions et la litanie de maladresses aussi ridicules que risibles, par lesquelles la  C64 ne cesse d’amuser la galerie », a-t-il déclaré.

Autant des raisons qui poussent le RCET-CPS à affirmer que « la C64 n’est qu’une troupe d’acteurs ayant réduit la politique à une comédie de cirque dans laquelle ses membres sont à la fois acteurs, metteurs en scène et spectateurs. Elle se réduit elle-même à une vanité sans perspective ni projet ».

De même qu’il est convaincu qu’ « il ne reste plus qu’à la C64 de demeurer un mouvement insurrectionnel, tête de pont de l’AFC/M23 à la solde du Rwanda et cheval de Troie dans son propre pays ». 

« La seule motivation du combat politique de la C64, pense t-il, c’est la haine en la personne du chef de l’Etat et à la défense des intérêts du Rwanda à partir du moment où elle exige la présence de Kabila et Nangaa au dialogue ».

Le RCET-CPS a saisi l’occasion pour confirmer la tenue de « La Marche de la Liberté » annoncée pour le 18 septembre 2026, en soutien à la vision et aux actions du chef de l’État, en soutien à la loi Ngondankoy sur le référendum ainsi qu’aux institutions légalement établies.

Rachidi MABANDU

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