Insécurité grandissante à Uvira : un nouveau cas d’assassinat signalé à Kavimvira

La découverte du corps sans vie d’un jeune homme à l’Avenue du Port dans le Quartier Kavimvira en ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité persistante des populations civiles dans l’est de la République démocratique du Congo.

La victime, Diallo Simone, habitant de Kavimvira, avait été portée disparue depuis le 3 janvier dernier, après avoir été enlevée par des inconnus. Son corps a été retrouvé ce dimanche 04 janvier, dans des circonstances encore non élucidées, suscitant colère et inquiétude parmi les habitants du quartier.

Au-delà de ce drame individuel, cet assassinat s’inscrit dans une dynamique plus large de violences ciblées, marquée par des enlèvements, des exécutions et des menaces récurrentes. Une situation qui interroge sur l’efficacité des dispositifs sécuritaires déployés dans la ville d’Uvira, alors que la région reste fortement impactée par l’instabilité liée au conflit armé impliquant le M23.

Pour le Mouvement Citoyen pour la Lutte contre les Antivaleurs (MCLA/RDC), ce meurtre est le symbole d’un échec collectif dans la protection des civils.

Dans son communiqué, le Mouvement déplore la multiplication des crimes sans poursuites visibles et appelle les autorités à renforcer les mécanismes de prévention, de renseignement et de réponse rapide face aux menaces sécuritaires.

Le MCLA insiste également sur la nécessité de traduire les engagements politiques en actions concrètes sur le terrain, notamment à travers l’application effective des accords récemment signés à Washington, censés contribuer à la stabilisation de l’est du pays.

Pour l’organisation citoyenne, l’absence de résultats tangibles risque d’aggraver la perte de confiance entre la population et les institutions.

Par ailleurs, la situation sécuritaire à Uvira continue de pousser de nombreux Congolais à l’exil, notamment vers le Burundi voisin.

Le Mouvement citoyen appelle à une prise en charge humanitaire renforcée des réfugiés et à la préparation de conditions favorables à leur retour volontaire et sécurisé.

Dans une ville où la peur s’installe progressivement, cet assassinat ravive l’urgence d’une réponse sécuritaire cohérente et durable, plaçant la protection des civils au cœur des priorités nationales.

Moïse Excel, Goma

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