Une nouvelle attaque d’un drone non identifié a frappé tôt ce matin du 15 octobre la mine d’or de Twangiza, située dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.
L’incident, survenu vers 4h55′, a causé d’importants dégâts matériels, notamment la destruction de la station-service et des générateurs de la société exploitante.
Selon plusieurs sources locales, la mine, bien que située en zone sous contrôle du mouvement AFC/M23, n’abrite aucune installation militaire. Elle demeure pourtant opérationnelle grâce au travail de nombreux jeunes techniciens et ouvriers congolais.
« Bombarder cette mine, c’est mettre en danger la vie des fils et filles du pays qui y travaillent », s’indigne un cadre local.
Cette frappe survient à quelques heures de la signature du mécanisme conjoint de suivi du cessez-le-feu, un accord censé ramener la paix dans la région. L’attaque remet ainsi en question la volonté réelle des parties de respecter la trêve.
Anciennement propriété d’un groupe canadien, la mine de Twangiza a été rachetée par des investisseurs chinois il y a quelques années.
Depuis mai dernier, à l’arrivée des forces AFC/M23 dans la zone, les ressortissants chinois auraient quitté le site. Toutefois, la production d’or sous forme de lingots se poursuivrait normalement sous supervision locale, les employés congolais ayant conservé leurs postes et salaires.
Pour plusieurs observateurs, la frappe de ce matin viserait moins une cible militaire qu’un intérêt économique stratégique.
« Les frappes de drone cherchent peut-être à frapper les ressources financières du mouvement M23/AFC », estime un analyste sécuritaire à Bukavu.
Les dégâts matériels sont considérables et pourraient paralyser temporairement l’activité minière, plongeant plusieurs familles dans la précarité. Les autorités locales appellent à la protection des infrastructures civiles et à la priorisation du dialogue pour éviter une escalade du conflit.
Aucune communication faite sur ce drame du côté gouvernement congolais comme des autorités de L’AFC-M23 jusqu’à la rédaction de l’article.
Moïse Excel à Goma











