« Les membres de la COPIRAP, devront travailler d’arrache-pied, pour rationaliser les taxes parafiscales, conformément à l’Arrêté interministériel Finances-Budget publié en mai dernier. Ceci permettra au Gouvernement d’améliorer l’affectation des ressources en faveur des priorités budgétaires, avec la totalité des droits, taxes et redevances du pouvoir central », c’est en substance le message du VPM du Budget, Adolphe Muzito, aux membres de la COPIRAP -Commission permanente interministérielle chargée de la rationalisation de la parafiscalité-.
En lançant les activités de la COPIRAP, le Gouvernement congolais vient d’activer un levier clé de la gouvernance financière. Une étape décisive vers un encadrement plus rigoureux des ressources publiques.
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a procédé, ce jeudi 4 septembre 2025, au Centre financier de Kinshasa, au lancement officiel des activités de la COPIRAP.
Cette réforme, pilotée par le Vice-premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa, est placée sous le haut patronage du Président de la République, Félix Tshisekedi.
Le Vice-premier ministre du Budget Adolphe Muzito, qui a expliqué l’impact budgétaire de cette réforme, a fait savoir que « la rationalisation de la parafiscalité est une priorité stratégique ».
Cela, avant d’indiquer que « la parafiscalité, initialement marginale, s’est entendue jusqu’à devenir une pratique quasi généralisée, générant une prolifération des prélèvements, souvent sans cohérence, en marge du budget et échappant au contrôle budgétaire ».
Le Vice-premier ministre a, en outre, fait remarquer que « ces prélèvements abusifs dérogent aux contraintes budgétaires et provoquent une asymétrie d’informations entre le Gouvernement, le Parlement et les entités bénéficiaires ».
Adolphe Muzito explique que le manque de maîtrise de la parafiscalité a comme conséquences, « l’absence d’efficacité dans la gestion des finances publiques, la limite de marge de manœuvre dans l’affectation des ressources et l’affaiblissement de l’autorité budgétaire ».
Compte tenu de ce qui précède, Adolphe Muzito a ainsi insisté sur la nécessité de mener à bien la réforme de la parafiscalité en RDC.
« La rationalisation de la parafiscalité est une réforme exigeante, mais nécessaire », a martelé le Vice-premier ministre en charge du Budget, qui, par la même occasion, a exhorté les membres de la COPIRAP à travailler d’arrache-pied, pour parvenir au redressement des finances publiques en RDC.
Cellcom VPM Budget











